Résumé

Lanterne d'un paysan sur le plébiscite du 8 mai (1870)

Le premier Empire ne pouvait pas nous donner la liberté parce qu'il devait batailler contre les préjugés et continuer l'oeuvre de la Révolution.
En échange il nous a légué une gloire immortelle et l'égalité civile. Le second, en rétablissant le suffrage universel mutilé par la République, a donné à la France l'égalité politique.
Les hommes convaincus qui n'ont jamais vu dans le gouvernement républicain que le bonheur des peuples, ont raison s'ils le considèrent comme la somme de toutes les libertés, comme la dernière formule du progrès humain. C'est le but et non le moyen.
Source : Gallica

Lanterne d'un paysan sur le plébiscite du 8 mai (1870)

Ils revendiquaient avec éclat la liberté politique, moins pour l'obtenir immédiatement que pour effrayer le gouvernement impérial, l'arrêter dans sa marche libérale, et le faire tomber dans le piége où ils sont tombés eux-mêmes. Ils comprennent à merveille qu'un gouvernement résolu comme celui de l'Empire, qui d'absolu devient libéral, qui avance dans la voie du progrès, malgré la crainte d'amis dévoués et la haine de ses adversaires, qui donne sans reprendre, est décidé à satisfaire toute aspiration légitime-d'un grand peuple.
Source : Gallica

Lanterne d'un paysan sur le plébiscite du 8 mai (1870)

Les oui, c'est la liberté parlementaire acclamée évoluant pacifiquement sur la route de l'émancipation défininitive, c'est le progrès véritable et continu.
Les non et l'abstention, c'est l'incertitude, le marasme dans les affaires, c'est la misère des travailleurs, c'est le triomphe de la révolution, de cette liberté avinée, gouailleuse, haineuse, qui n'aque l'insulte et l'injure à la bouche et qui s'affirme sous la plume de quelques misérables pamphlétaires.
Source : Gallica

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