Joseph Michon

Joseph Michon

Résumé

Portrait de Joseph Michon Joseph Michon La France en 1868 (1868)

Nous venons de voir par l'examen de notre politique extérieure que, s'il n'y avait aucune suite dans notre conduite avec l'Europe, il y avait une pensée constante de faire servir à l'intérieur tout ce qui se faisait au dehors ; il est juste de dire que, tant que la fortune a souri a nos armes, cette pensée a suffi à l'Empire. Flatter l'orgueil national est un moyen facile de satisfaire l'esprit d'un peuple; il faudrait seulement s'abonner toujours à la victoire. Car ceux qui ont payé sans examen les triomphes n'admettent ni les explications ni les mauvais comptes pour les défaites.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Michon Joseph Michon La France en 1868 (1868)

Il se donna un corps législatif et un sénat : un an plus tard ce sénat nous donna l'Empire.
On dit que c'était la haine de la république qui avait fait en France le succès de l'Empire. Comme la république n'avait fait aucun mal ni aux particuliers ni à la chose publique, j'aime mieux croire que la France acclama l'Empire parce que cette forme de gouvernement lui plaisait, et je n'ai crainte d'être démenti par personne en disant que jamais souverain, en prenant le gouvernement, ne dut se croire plus sûr du consentement de ses sujets.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Michon Joseph Michon La France en 1868 (1868)

Vous voulez être guéris; il n'aura qu'une pensée : demander, demander toujours le remède, la liberté ! Nous ne ferons pas au passé de l'Empereur l'injure de croire qu'un prince, qui a été élevé dans l'exil, qui, il vous l'a dit, a souffert la prison pour le peuple, qui a écrit de belles pages sur les destinées de la France, puisse hésiter, un instant à vous laisser reprendre la liberté.
Source : Gallica

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