Joseph Michon,
La France en 1868
(1868)
“ Nous venons de voir par l'examen de notre politique extérieure que, s'il n'y avait aucune suite dans notre conduite avec l'Europe, il y avait une pensée constante de faire servir à l'intérieur tout ce qui se faisait au dehors ; il est juste de dire que, tant que la fortune a souri a nos armes, cette pensée a suffi à l'Empire. Flatter l'orgueil national est un moyen facile de satisfaire l'esprit d'un peuple; il faudrait seulement s'abonner toujours à la victoire. Car ceux qui ont payé sans examen les triomphes n'admettent ni les explications ni les mauvais comptes pour les défaites. ”
