Eugène Spuller

Eugène Spuller

Résumé

Portrait de Eugène Spuller Eugène Spuller Petite histoire du Second Empire… (1870)

Nous pouvons aujourd'hui nous prononcer en toute sûreté de conscience, sinon en toute liberté, sur l'homme qui veut se maintenir à notre tête avec des pouvoirs absolus, sur la valeur de son système de gouvernement, sur les résultats d'un règne déjà long et qui abonde en enseignements de tous genres. L'histoire est la maîtresse de la vie, la véritable institutrice des peuples. Relisons donc l'histoire du second Empire, et après l'avoir relue, demandons-nous quel parti nous avons à prendre en présence des prétentions d'un régime qui, sous tous rapports, n'en est plus à faire ses preuves.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Spuller Eugène Spuller Petite histoire du Second Empire… (1870)

Erreur, c'est la Prusse ; la campagne est finie, campagne décisive de sept jours qui partage l'Allemagne en deux, détruit l'équilibre de l'Europe, agrandit outre mesure la Prusse et nous met à nos portes une nation militaire de vingt-cinq millions d'habitants, sans que nous ayons à dire le plus petit mot. Où donc est le prestige de la France? Où est son influence morale? Tout cela est détruit, le monde est troublé, la paix instable; les nations s'épuisent en armements militaires.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Spuller Eugène Spuller Petite histoire du Second Empire… (1870)

Encore le pouvoir exécutif se réserve-t-il de désigner des candidats au suffrage universel et de les faire soutenir par ses préfets, par ses maires qu'il nomme, par ses conseils municipaux qu'il peut dissoudre et remplacer par des commissions, par ses juges de paix, par ses commissaires de police, par ses procureurs généraux, ingénieurs, recteurs, inspecteurs, contrôleurs, vérificateurs, percepteurs, conducteurs, gendarmes, gardes champêtres. Par l'admirable invention de la candidature officielle, le pouvoir personnel annule la nation elle-même et reste seul maître dans l'État.
Source : Gallica

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