Gustave Cunéo d'Ornano

Gustave Cunéo d'Ornano

Résumé

Portrait de Gustave Cunéo d'Ornano Gustave Cunéo d'Ornano Le peuple et l'empereur (1875)

Une autre chose servit à conserver jusqu'au bout à Napoléon le coeur des masses : il ne connut pas la distinction impie de la bourgeoisie et du peuple. Jamais l'idée ne lui vint de partager le pays en riches et en pauvres, de se donner aux uns, de se défier des autres. Appliquant à la société son principe de tactique, il fit de tous les enfants de la France une seule masse , la grande nation, la grande armée, qui respirait, il esc vrai, sous la mitraille, mais qui n'avait qu'un foyer, un drapeau, une âme.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Cunéo d'Ornano Gustave Cunéo d'Ornano Le peuple et l'empereur (1875)

Dans sa proclamation aux Alsaciens, il ajoute enfin : « Mon drapeau ne s'incline que devant la majesté du peuple... Avec un grand peuple, on fait de grandes choses. J'ai une foi entière dans le peuple français. »
Louis-Philippe n'ose pas même poursuivre cet adversaire qui conteste la légitimité de son gouvernement à base étroite et qui, ne recherchant ni la violence, ni l'usurpation, ne demande qu'une chose : l'appel au peuple. Mais la tentative avortée de Strasbourg a donné aux esprits un nouvel élan. On reparle plus que jamais de l'Empereur.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Cunéo d'Ornano Gustave Cunéo d'Ornano Le peuple et l'empereur (1875)

Le peuple aimait Napoléon Ier pour trois raisons, Il était sorti de sa souche ; il n'a jamais séparé la gloire du peuple de la sienne ; il a souffert pour la sainte cause du peuple français. Ce qui lui a attaché le peuple ce n'est pas le trône, c'est l'exil; ce n'est pas Austerlitz, c'est Waterloo ; ce que le peuple aimait dans le héros, c'était le martyr.
Source : Gallica

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