Auguste Clément

Résumé

Auguste Clément Le parti du droit (1879)

L'Empire compte peut-être de plus glorieux anniversaires, il n'en a pas qui lui rappelle mieux sa naissance et sa mission. La royauté des Bourbons était de droit divin. L'Empire est d'institution populaire; il est sorti des entrailles de la nation ; il est la chair de sa chair et le sang de son sang. Sa fonction, c'est d'être le gouvernement du peuple; sa force, c'est d'être une des formes de la démocratie, la meilleure et la plus parfaite. La République a bien, il est vrai, la même origine. Fondée sur le suffrage universel, elle trouve dans la largeur de sa base une incontestable puis sance
Source : Gallica

Auguste Clément Le parti du droit (1879)

Le gouvernement du 4 Septembre, qui avait renversé un régime plébiscitaire, n'hésita pas à se faire plébisciter à Paris, parce qu'il était sûr d'être approuvé par la capitale, tandis qu'il refusait à la province, par un motif contraire, et le plébiscite et les élections générales.
La mauvaise foi des adversaires du droit du peuple est donc évidente.
La logique, le bon sens et l'expérience condamnent le système des Assemblées comme pouvoir souverain, qui se résume en deux mots : impuissance et arbitraire.
Rien n'est plus aveugle et plus tyrannique qu'une Assemblée.
Source : Gallica

Auguste Clément Le parti du droit (1879)

C'est peut-être, en effet, de l'abus de pouvoirs des représentants et du gouvernement que proviennent tous les malheurs des peuples. Il en est des représentants comme du suffrage restreint ; le peuple entier ne peut pas être corrompu dans un but électoral, car il irait contre ses propres intérêts ; tandis qu'au contraire, lorsque la souveraineté réside de fait sur un petit nombre d'électeurs, il est facile de les corrompre. Il est encore plus facile de corrompre des députés parce qu'ils sont moins nombreux et les récompenses à obtenir plus grandes.
Source : Gallica

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