Henry Moreau

Résumé

Henry Moreau Ce que demande la situation (1875)

Les élections sont votre grande oeuvre, elles doivent être le salut du pays. C'est de la composition de l'Assemblée que dépendent nos destinées. Il faut qu'elle soit animée de l'esprit révolutionnaire, sinon nous marchons à la guerre civile et à l'anarchie. A ce sujet, mettez-vous en garde contre les intrigues des hommes à double visage qui, après avoir servi la royauté, se disent les serviteurs du peuple. Ceux-là vous trompent et vous devez leur refuser votre appui. Sachez bien que, pour briguer l'honneur de siéger à l'Assemblée nationale, il faut être pur des traditions du passé.
Source : Gallica

Henry Moreau Ce que demande la situation (1875)

Elle n'a pas les mains liées comme l'Assemblée législative de 1850 par une constitution préexistante, elle a le droit de choisir, entre tous les systèmes électoraux, celui qu'elle jugera le mieux approprié aux besoins du pays, car le suffrage universel illimité et direct n'est pas un de ces dogmes primordiaux auquel il est interdit de toucher : c'est une institution qui, comme tant d'autres, n'est légitime qu'autant qu'elle donne de bons résultais.
Source : Gallica

Henry Moreau Ce que demande la situation (1875)

Cherchons donc dès maintenant à fonder ces institutions de l'avenir, et le fondement le plus solide qu'on puisse leur donner, c'est une bonne législation électorale, puisque l'élection est la base et l'origine de nos pouvoirs publics.
Quels sont en pareille matière les pouvoirs et les devoirs de l'Assemblée? Les pouvoirs de l'Assemblée n'ont d'autres bornes que celles qu'elle voudra leur fixer elle-même. Dépositaire de la souveraineté nationale, elle a le droit de constituer, et elle peut régler le régime électoral avec la même liberté d'action que toute autre partie de la législation.
Source : Gallica

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