Résumé

La crise et le salut, lettres à un ami… (1872)

Le scrutin de liste est une entrave apportée à la libre expression du vote, il est un escamotage habilement déguisé du suffrage universel.
Je n'ai pas à prendre en ce moment la défense du suffrage universel, car, malgré les attaques dont il est l'objet de la part de certains partis, personne n'oserait y porter atteinte ; tout au plus voudrait-on y introduire certaines restrictions. Mais c'est là précisément ce qu'il importe d'empêcher si l'on veut conserver intact un principe qui est notre unique sauvegarde depuis que le droit divin a disparu sans retour.
Source : Gallica

La crise et le salut, lettres à un ami… (1872)

Le principe du droit divin écarté, le droit populaire reste seul comme la règle de notre société, et tout gouvernement qui n'aura pas été sanctionné par lui ne sera jamais qu'une usurpation dans quelque condition qu'il se présente. Rien de ce qui est fait sans sa consécration ne peut ni ne doit durer, il ne faut pas l'oublier, et nous devons tous nous attacher à ce que cette consécration soit aussi éclatante et solennelle que possible.
Source : Gallica

La crise et le salut, lettres à un ami… (1872)

Je veux parler des élections complémentaires. Ces élections ont défrayé depuis un mois toutes les discussions dans lesquelles l'esprit de parti s'est donné libre carrière. Je ne blâme pas plus, quant à moi, les électeurs de leurs votes du 2 juillet que je ne leur reproche leurs choix du 8 février. A mes yeux le suffrage universel est l'arbitre souverain de nos destinées et il est du devoir de tout bon citoyen de s'incliner devant ses décisions.
Source : Gallica

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