Henri Druon, Le suffrage universel et la loi électorale (1871)
“ L'obligation de payer une contribution directe, foncière, personnelle ou mobilière, ne serait-elle pas la meilleure garantie que l'électeur a un foyer, si humble qu'il soit? Nous le pensons, celui-là seul doit être réputé citoyen qui ne vit pas dans la société en nomade. L'idée de cens, dans ces conditions, n'a rien qui doive effaroucher. Si pourtant on voulait à toute force, et contre l'évidence, y voir un retour au privilége, soit, n'exigeons pas que l'électeur paye quelque chose: mais n'avons-nous pas le droit de demander qu'il ne soit pas au moins dans l'état de domesticité? ”
