R. de Roys de Saint-Michel

Résumé

R. de Roys de Saint-Michel Le suffrage universel (1872)

On peut demander au peuple s'il veut la République ou la Monarchie, comme forme définitive du gouvernement; sa réponse aura une signification. On ne peut honnêtement lui demander d'accepter ou de rejeter une Constitution qui n'a pas été élaborée par ses représentants. Si, au contraire, la Constitution a été votée par une Assemblée et discutée en présence du pays, on peut la soumettre à sa sanction. Si elle est rejetée, on la modifie, et l'ordre public n'est pas compromis pour cela ; la nation n'est pas placée entre l'acceptation quand même et les hasards d'une crise.
Source : Gallica

R. de Roys de Saint-Michel Le suffrage universel (1872)

Nous ne voulons pas de ces hommes qui ont toujours à la bouche le mot de liberté, quand ils n'ont dans le coeur que le désir de servir un parti, nous voulons des citoyens qui sachent comprendre ce grand mot et qui travaillent à fonder la liberté pour tous, sous la sauvegarde de la volonté nationale. Nous ne voulons pas des inconnus qui viennent, précédés d'une représentation souvent plus bruyante que légitime, jeter de la poudre aux yeux des électeurs ; nous voulons des hommes dont les antécédents et les opinions soient connus de nous.
Source : Gallica

R. de Roys de Saint-Michel Le suffrage universel (1872)

Dans une Monarchie, le souverain a le droit de dissoudre l'Assemblée lorsqu'il croit que la nation n'est plus avec elle ; dans une République, au contraire, la représentation nationale est souveraine, et l'Assemblée ne peut être dissoute par le pouvoir exécutif; il faut donc que cette Assemblée soit la représentation fidèle de l'opinion du pays.
Si les abstentions sont nombreuses et que l'élection soit faite par une minorité compacte, se présentant au scrutin avec ensemble, cet accord entre la nation et ses représentants n'existera pas.
Source : Gallica

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