R. de Roys de Saint-Michel, Le suffrage universel (1872)
“ On peut demander au peuple s'il veut la République ou la Monarchie, comme forme définitive du gouvernement; sa réponse aura une signification. On ne peut honnêtement lui demander d'accepter ou de rejeter une Constitution qui n'a pas été élaborée par ses représentants. Si, au contraire, la Constitution a été votée par une Assemblée et discutée en présence du pays, on peut la soumettre à sa sanction. Si elle est rejetée, on la modifie, et l'ordre public n'est pas compromis pour cela ; la nation n'est pas placée entre l'acceptation quand même et les hasards d'une crise. ”
