Résumé

R. Lamirault La Loi électorale et le scrutin de liste… (1875)

Le suffrage universel n'est plus que la corruption universelle. Ces faits sont acquis, à l'histoire. Mais quiconque n'a pas vu de près les rouages et la manoeuvre de la machine à voter n'a rien vu.
C'est à ce degré d'abjection que peut tomber le corps politique lorsqu'il est soumis au régime du scrutin uninominal et de l'arrondissement électoral.
De temps à autre, l'empire améliore sa méthode. Il invente des complots, des conspirations, des émeutes. Il affirme, à une moitié de la nation, que la seconde moitié médite le partage des biens.
Source : Gallica

R. Lamirault La Loi électorale et le scrutin de liste… (1875)

COLLEGE DE DEPARTEMENT
Et LE
SCRUTIN DE LISTE
I
Nulle question n'offre plus d'intérêt, C'est la loi électorale qui fortifie ou altère la souveraineté nationale. C'est par le mode de scrutin, que l'exercice des droits du peuple est sauvegardé ou amoindri. C'est à l'organisation ou à la désorganisation de ses comices qu'on reconnaît si
une nation est libre, ou bien si elle ne s'appartient pas.
Source : Gallica

R. Lamirault La Loi électorale et le scrutin de liste… (1875)

Le collège de département subsiste donc encore. C'est qu'il s'impose, en effet, par l'association des droits, sinon des intérêts, qu'il représente. Le département a son conseil et son budget, c'est-à-dire une vie propre. C'est une circonscription politique par sa nature et par son organisation. Au contraire, les divisions du département ne sont que des tronçons qui ne peuvent avoir, en politique, une action personnelle et régulière. Isolés du corps, ce sont des membres épars d'où la vie se retire peu à peu.
Source : Gallica

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