États généraux de 1789

Définition et enjeux

Guillaume Véran La Question du XIXe siècle, par G. Véran… (1866)

Il est glorieux pour l'institution monarchique d'avoir été mise en péril par des hommes vendus aux ennemis de la nationalité française; mais ce qui est plus glorieux encore, c'est de voir reconnaître et défendre l'institution monarchique par toutes les assemblées des Champs de Mars et de Mai, chambres de pairs, cours de justice, États-Généraux, parlements, chambres de notables, assemblées des villes et des provinces et finalement par la nation tout entière convoquée par Louis XVI, en 1789 !
Source : Gallica

Portrait de Emmanuel de Las Cases Emmanuel de Las Cases Mémorial de Sainte-Hélène

En 1788, les parlements furent les premiers à le reconnaître ; Louis XVI convoqua en 1789 les États-généraux, et la nation rentra dans l’exercice d’une portion de la souveraineté. L’Assemblée constituante donna à l’État une nouvelle constitution, qui fut sanctionnée de l’opinion de toute la France ; Louis XVI l’accepta et jura de la maintenir ; l’Assemblée législative suspendit le roi : la Convention, formée des députés de toutes les assemblées primaires du royaume, et revêtue de pouvoirs spéciaux, déclara la monarchie abolie et créa la république.
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Portrait de Pierre Larousse Pierre Larousse Grand dictionnaire universel du XIXe siècle

Les états généraux s’ouvrirent à Versailles le 5 mai 1789. Quoique la cour et les hautes classes fussent manifestement disposées à prodiguer les humiliations au tiers état et à lui faire sentir son infériorité, il représenta dignement la nation et endura tout avec un froid dédain, avec la gravité méprisante de la force.
L’Assemblée eut à subir trois discours, du roi, du garde des sceaux et de Necker ; tous trois roulaient sur le vide du Trésor et sur les moyens de le remplir. De droit, de réformes, de constitution, rien ou presque rien.
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