Résumé

France. Bailliage 1789-1889. Centenaire. Bailliages de Versailles et de Meudon… (1889)

La chasse qui, de nos jours, n'éveille que des idées de joie et de plaisir, et dont l'exercice attendu avec impatience est à la portée de presque tous les citoyens, la chasse était pour nos aïeux, les cahiers nous le disent, une cause de ruine, un sujet de terreur et de désespoir.
Parmi les droits féodaux que l'Assemblée nationale abolit dans la nuit du 4 août 1789, il n'en est pas un que le peuple des campagnes accueillit avec plus de reconnaissance que la suppression des droits de chasse et des capitaineries (1) .
Source : Gallica

France. Bailliage 1789-1889. Centenaire. Bailliages de Versailles et de Meudon… (1889)

Dans les cahiers, c'est un cri général : abolition ou suppression de la milice. Comme pour les aides, la gabelle et les capitaineries ou la chasse, le souvenir des vexations que la milice causait aux habitants des campagnes est allé en s'affaiblissant; et aujourd'hui bien des gens, sur la foi d'écrivains audacieux qui sacrifient les droits de la vérité à l'intérêt de leur parti, reprochent à la Révolution française la conscription et le service militaire, comme une charge nouvelle et inconnue avant elle, qu'elle aurait imposée aux générations modernes.
Source : Gallica

France. Bailliage 1789-1889. Centenaire. Bailliages de Versailles et de Meudon… (1889)

Combien de paroisses auxquelles la chasse et quelques heures, par année, des plaisirs du seigneur, coûtent une double taille et plus ! Le cultivateur la paierait avec joie cette taille, si, après avoir supporté cette portion des charges de l'État, il jouissait en paix, sous la protection des lois, de ce qu'elles lui laissent pour vivre, lui et sa famille ; mais, sans protection, sans crédit, sans défenseurs, le malheureux habitant des pays de chasse ne travaille que pour les autres, ne vit, ou plutôt ne végète que pour le plaisir des autres.
Source : Gallica

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