Résumé

Amédée Vialay Les Cahiers de doléances du Tiers État aux États généraux de 1789… (1911)

Mais si l'on étudie l'histoire féodale, on envisage autrement avec plus de raison, croyons-nous, l'origine de cette sorte de dîme.
Au début de la féodalité, les moeurs avaient conservé quelque chose du caractère barbare des temps précédents. La société vivait dans un état perpétuel de trouble, dominée uniquement par le régime de la force ; et comme c'était le seigneur qui détenait la force, tout était à sa merci : les biens des gens d'Église, dont il jalousait la
puissance morale, ainsi que la fortune, et les biens des gens du peuple, dont il pouvait facilement exploiter la faiblesse.
Source : Gallica

Amédée Vialay Les Cahiers de doléances du Tiers État aux États généraux de 1789… (1911)

Le droit du Tiers-État est fondé sur le droit naturel, qui permet à tout débiteur de se libérer, et sur l'intérêt public qui dit que les propriétaires ne peuvent pas être trop complètement propriétaires ; plus ils le sont, plus la société profite des améliorations de leur propriété, et du produit de leurs héritages, qu'ils cultivent avec plus de soin; mieux ils font leurs affaires, plus il naît de subsistances, de biens et de richesses pour tous les hommes et de prospérité pour la patrie.
Source : Gallica

Amédée Vialay Les Cahiers de doléances du Tiers État aux États généraux de 1789… (1911)

Pendant tout le temps où se confectionnèrent les cahiers, c'est-à-dire de février à mai 1789, la France vécut dans une fébrile agitation, recherchant près ou loin, dans le passé, l'origine de ses maux, sondant ses plaies, et comme une véritable malade, se préparant à la consultation prochaine, dont elle espérait le salut. Sur tous les points du territoire, plus de 50 mille corporations, paroisses et communautés 2 travaillèrent, dans des réunions distinctes, à l'exposé de leurs doléances qui ensuite furent résumées en un seul cahier par chacun de leurs bailliages respectifs.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature