Résumé

Archives parlementaires de 1787 à 1860

Si, au contraire, fidèles à nos devoirs, et constamment animés du généreux amour de la patrie, nous n’avons d’autres plans que ceux qui peuvent assurer la liberté et la félicité publique, et si ces plans éprouvent quelque contradiction dans les autres ordres, avec quelle force, quel avantage ne ferions-nous pas valoir alors le vœu général de l’opinion par tète ? Plus nous en aurons éloigné modérément la discussion, plus nous serons puissants, Messieurs, dans cette réclamation, par l’empire de la raison, par celui de la voix publique, et, pour tout dire enfin, par celui de la nécessité.
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Archives parlementaires de 1787 à 1860

Peut-être, Messieurs, que la proposition, sur laquelle j’insistai tant hier, aurait empêché le parti pris par l’ordre de la noblesse de procéder séparément à la vérification de ses pouvoirs, et celui mis en délibération par le clergé d’une vérification définitive dans son ordre ? Quoi qu’il en soit, Messieurs, permettez-moi de vous supplier d’adopter aujourd’hui la députation proposée. Nous ne devons laisser aux ennemis de la paix publique, aux coupables ennemis de la nation, aucun espoir de nous diviser et de nous détourner des saintes fonctions qui nous sont assignées.
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Archives parlementaires de 1787 à 1860

Vous le savez, Messieurs, le premier besoin de Sa Majesté est de répandre des bienfaits ; mais pour être une vertu royale, cette passion de faire des heureux doit prendre un caractère public et embrasser l’universalité de ses sujets. Des grâces versées sur un petit nombre de courtisans et de favoris, quoique méritées, ne satisferaient pas la grande âme du Roi.
Depuis l’époque heureuse où le ciel vous l’a donné pour maître, que n’a-t-il point entrepris, que n’a-t-il point exécuté pour la gloire et la prospérité de cet empire dont le bonheur reposera toujours sur la vertu de ses souverains !
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