Droit féodal

Définition et enjeux

Henri Beaune Introduction à l'étude historique du droit coutumier français jusqu'à la rédaction officielle des coutumes… (1880)

On a jusqu'ici confondu à tort le droit féodal et le droit coutumier ; ils se touchent sans doute par beaucoup de points ; ils se sont pénétrés réciproquement, mais, dans leur essence même, ils sont distincts. Le droit féodal est le droit qui a régi la propriété constituée sur les bases de la féodalité, et la condition ainsi que les rapports des personnes unies entre elles par le lien de seigneur à vassal.
Source : Gallica

Fernand Marin Cours résumé d'histoire du droit… (1883)

Nous avons dit qu'un des éléments constitutifs du régime féodal était la fusion de la souveraineté avec la propriété; en d'autres termes, que le propriétaire du sol possédait tous ou presque tous les droits qui sont aujourd'hui possédés par le pouvoir public : droit de faire la guerre, d'édicter les lois, de lever l'impôt, de rendre la justice, de battre monnaie, etc. Ces droits appartenaient, d'après les règles pures du droit féodal, au possesseur du fief dans ses domaines, et sur leurs habitants non possesseurs de fiefs eux-mêmes (2) .
Source : Gallica

Portrait de Paul Viollet Paul Viollet Précis de l'histoire du droit français… (1886)

Féodal, voilà, en effet, le mot vulgaire qui, au XVIIIe siècle, exprime confusément les notions les plus vagues, les plus diverses. Chargés de traduire ce mot féodal en un langage juridique précis, les théoriciens se sont arrêtés au système que je viens d'exposer : l'idée-mère de ce système est celle-ci : là où nous apercevons une directe, il y a féodalité : si la directe est absente, il n'y a pas féodalité. La directe, voilà le signe juridique du contrat féodal !
Source : Gallica

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