Résumé

Paul Leseur Introduction à un cours de droit international public… (1893)

Au premier abord, on pourrait être tenté de croire que, étant donnée la structure politique de la société féodale, le moyen âge ne doit occuper qu'une place secondaire dans le développement historique du droit des gens. Ce serait une erreur. Le moyen âge a donné naissance à des phénomènes internationaux nouveaux, et agrandi le cercle des règles à objet international. Mais ce qui lui vaut une importance particulière, c'est qu'il a vu se former, sur le terrain religieux, il est vrai, la conception qui est le fondement même du droit des gens, la conception d'une société d'États.
Source : Gallica

Paul Leseur Introduction à un cours de droit international public… (1893)

Nous ne le trouvons pas au contraire dans les prescriptions des lois internes, lesquelles n'ont de valeur que pour l'État de qui elles émanent: le principe de l'indépendance des États s'oppose à ce que leur force impérative dépasse le territoire de l'État qui les a établies. Est-ce donc à dire, qu'il n'y ait pas à en tenir compte dans la détermination du droit des gens positif ? Nullement. Si les lois internes n'ont pas la valeur de sources du droit, elles peuvent du moins avoir celle d'instruments documentaires servant à sa connaissance.
Source : Gallica

Paul Leseur Introduction à un cours de droit international public… (1893)

Non seulement il rejette la conception kantienne d'un État des nations, mais même il repousse, comme arbitraire et contraire à l'indépendance des États, la notion d'une communauté internationale. Les principes du droit des gens ne sont pas des règles juridiques, mais de simples règles de convenance que les États ne sont tenus de respecter que dans la mesure de leur intérêt. La guerre n'a pas besoin de justification.
Source : Gallica

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