Résumé

Portrait de Antoine Pillet Antoine Pillet Principes de droit international privé (1903)

Il est de l'essence du droit de poser certaines restrictions à la liberté des individus et, à cette condition, de prêter à leurs intérêts la garantie de la puissance publique. Tout droit suppose ses préceptes connus à l'avance de ceux qui ont à en subir l'effet. La certitude du droit, la garantie que procure cette certitude apparaissent, si l'on veut bien y songer un peu, comme la raison d'être du droit lui-même, la cause de sa légitimité. Toute loi est une restriction à la liberté humaine. Cette restriction se trouve compensée par la certitude qu'elle donne aux intérêts particuliers.
Source : Gallica

Portrait de Antoine Pillet Antoine Pillet Principes de droit international privé (1903)

Donner une solution nationale à une question internationale équivaut à ne point donner de solution du tout. C'est se résigner à admettre que la capacité d'une personne ou son incapacité, la validité d'un acte ou sa nullité dépendront nécessairement et avant tout du tribunal chargé de vider le litige. C'est reconnaître implicitement que dans le commerce international les intérêts particuliers ne peuvent pas compter sur le secours du droit.
Source : Gallica

Portrait de Antoine Pillet Antoine Pillet Principes de droit international privé (1903)

Un État excéderait encore ses droits à l'égard des étrangers s'il leur refusait le bénéfice de leur statut personnel et prétendait leur appliquer en tout les règles de sa propre législation. Bien que ce cas appartienne à la matière des conflits et non pas à celle de la condition des étrangers, il doit être mentionné ici. Priver arbitrairement un étranger du bénéfice de son statut personnel, c'est se refuser à reconnaître les conséquences civiles de sa qualité d'étranger, c'est porter atteinte au droit de législation que l'État étranger conserve sur ses sujets expatriés.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature