Résumé

Guillaume Jollivet Le Droit international privé résumé en tableaux synoptiques… (1886)

Le raisonnement de Dumoulin est le suivant : Les actes de l'homme, tels que les contrats de société, sont du statut personnel. Or, la communauté légale, expresse ou tacite, n'est qu'une société présumée, une convention entre parties, et non l'œuvre de la coutume, t. II, nos 4 à 14, p. 964 et 965. D'Argentré objectait, non sans raison, qu'à ce compte il n'y avait plus de statuts réels, la communauté devenait une société; la succession ab intestat, le testament présumé du de cujus. L'idée de Dumoulin forme aujourd'hui l'article 1387 du C. civ.
Source : Gallica

Guillaume Jollivet Le Droit international privé résumé en tableaux synoptiques… (1886)

Ainsi, un Belge ne pourrait réclamer le privilège accordé par la loi belge du 16 décembre 1851 au donateur d'immeubles, l'hypothèque accordée par le testateur pour l'exécution du legs; à l'inverse, un Français ne pourrait réclamer en Belgique l'hypothèque légale consacrée par l'article 1017 ou l'hypothèque judiciaire. C'est un droit, en effet, pour chaque peuple, de se préoccuper des intérêts généraux de l'agriculture, des mœurs, du crédit et de régler chez lui les lois spéciales comme il l'entend.
Source : Gallica

Guillaume Jollivet Le Droit international privé résumé en tableaux synoptiques… (1886)

La raison que l'on donne pour justifier les solutions relatives aux privilèges, aux hypothèques judiciaires ou conventionnelles, est que, pour les privilèges, ils sont attachés aux créances, indépendamment de la nationalité du créancier; pour les hypothèques judiciaires, il faut assurer l'exécution du jugement, pour les hypothèques conventionnelles, la loi a donné aux étrangers la capacité de contracter.
Source : Gallica

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