Résumé

Joseph Champcommunal Étude sur la succession "ab intestat" en droit international privé (1892)

Sans doute la démocratie demande d'autres lois que l'aristocratie; mais, comme le dit fort justement M. Brocher, « ce qui importe à la société quelle que soit sa tendance, c'est de nourrir ses citoyens dans l'ordre d'idées qu'elle préfère. Que la fortune des citoyens soit morcelée, quand la société est démocratique, soit. Mais la société n'est pas intéressée à ce que les étrangers, nés dans un étal aristocratique, subissent une loi qui n'est pas faite pour eux 2 ». La difficulté provient de ce que, d'après nous, la succession mobilière est soumise à la loi du domicile.
Source : Gallica

Joseph Champcommunal Étude sur la succession "ab intestat" en droit international privé (1892)

C'est en vertu de celte souveraineté personnelle que chaque Étal a le droit de donner des lois à tous ceux qui sont soumis à son autorité. Imposer aux étrangers un régime successoral établi par la législation territoriale, ce serait violer la souveraineté égale des autres États; mais, d'autre part, ce serait, de la part d'un État, abdiquer sa propre souveraineté que de renoncer au droit exclusif de régler la dévolution de la succession que laisse, même à l'étranger, une personne qui dépend de lui.
Source : Gallica

Joseph Champcommunal Étude sur la succession "ab intestat" en droit international privé (1892)

Deux solutions se présentent naturellement à l'esprit : le droit de créance constituant un rapport d'obligation entre deux personnes, on peut le fixer là où demeure habituellement l'une ou l'autre de ces personnes, c'est-à-dire soit au domicile du débiteur, soit au domicile du créancier. Effectivement, chacune de ces solutions compte des partisans. Que l'on adopte l'une ou l'autre, la logique n'a rien à reprendre. Mais il est impossible de les appliquer concurremment, comme le fait la législation française; car, par la force même des choses, elles s'excluent l'une l'autre.
Source : Gallica

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