Résumé

Portrait de Charles Demangeat Charles Demangeat Histoire de la condition civile des étrangers en France dans l'ancien et dans le nouveau droit… (1844)

S'il en est ainsi, si la liberté de la presse consiste essentiellement dans la faculté laissée à chacun par la loi de faire connaître au pays, au moyen des journaux, sa pensée véritable, sauf la répression de tout délit commis de cette manière, il est bien clair que le bienfait de la liberté de la presse profite en France à l'étranger comme au Français : car votre qualité d'étranger n'est nullement un obstacle légal à ce que vous puissiez publier vos idées dans un journal avec la même absence de mesures préventives, dès que vous vous êtes entendu avec celui qui dirige ce journal.
Source : Gallica

Portrait de Charles Demangeat Charles Demangeat Histoire de la condition civile des étrangers en France dans l'ancien et dans le nouveau droit… (1844)

Dès que la France avait pris les armes contre une nation, il devenait inutile de rechercher si l'on avait conclu en faveur des membres de cette nation un traité abolitif du droit d'aubaine : pendant la guerre, l'existence d'un pareil traité n'avait aucune influence sur leur condition civile. Ces étrangers, dont le seul crime était d'être les sujets naturels d'un souverain qui osait entamer ou soutenir une lutte avec le roi de France, étaient même incapables de plaider par-devant les tribunaux français: on pouvait demander que toute audience leur fût refusée.
Source : Gallica

Portrait de Charles Demangeat Charles Demangeat Histoire de la condition civile des étrangers en France dans l'ancien et dans le nouveau droit… (1844)

En effet, d'une part la qualité de la créance, considérée comme donnant le privilège, est dans l'esprit de la loi quelque chose de tout à fait indépendant de la qualité personnelle du créancier : il y a à considérer si la créance dont on parle est par exemple la créance du prix dû par l'acheteur au vendeur, et nullement si le vendeur est capable ou incapable, Français ou étranger : du moment que nous permettons à une personne d'avoir telle créance, qui par sa nature est privilégiée, nous devons dire que le privilège existe dans la main de cet étranger.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature