La « mauvaise foi » désigne un concept politique et juridique caractérisé par la duplicité, la tromperie ou la déception, souvent associé à l'hypocrisie, à la rupture de contrat ou à l'auto-illusion. Philosophiquement, Jean-Paul Sartre l'analyse comme une forme de tromperie où l'individu se déçoit lui-même, oscillant entre deux états de conscience.
Dans la psychologie, elle s'explique par des mécanismes tels que le « tropisme » ou les sous-systèmes mentaux, tandis que des auteurs comme George Sand ou Walther Rathenau en décrivent les manifestations dans la littérature et la critique sociale. Les exemples juridiques, tels que la fraude ou le dol, illustrent sa pertinence dans les relations contractuelles. Ce concept, étudié dans l'existentialisme, la psychanalyse et le droit, révèle une tension entre authenticité et déni de soi, comme le soulignent les textes de Simone de Beauvoir ou les réflexions sur la responsabilité morale.