Louis Fouquet, Impressions... (1881)
“ Et je le vois grossir, de colères prodigue, Et je le vois rouler sans repos et sans digue Et je le vois passer, Puis le vent dans l'espace affaiblit son murmure ; Alors, prêtant l'oreille aux bruits de la nature, Ailleurs je vais penser. Car je sais des sentiers inconnus à la foule, Où pour toujours la voix de la vague qui roule S'éteint sous les halliers ; Où jamais l'on n'entend bourdonner en furie La popularité, cette onde qui charrie Des âmes par milliers. Au fond d'une retraite où l'écho vient se taire, J'aime à jeter les yeux sur la fleur solitaire Qui dans l'ombre sourit ”
