Eugène Mahon de Monaghan, Les souvenirs : poésies (1850)
“ C'est là que tout mortel, c'est là que tout poète Doit prêter une oreille attentive, inquiète ; Car ces bruits ignorés qui montent jusqu'au ciel, Forment une harmonie, un chant universel ; Et devant ces tableaux, ces accents, cette flamme L'artiste ivre d'amour sent tressaillir son âme ; Il lit le livre saint où Dieu marque sa loi, Et son cœur se réchauffe au rayon de la foi ; Il devine, il comprend qu'à l'espèce mortelle Le Tout-Puissant ainsi se montre et se révèle! Puisez toujours vos chants dans l'œuvre du Seigneur; N'écoutez point l'esprit ; n'obéissez qu'au cœur ”
