Eugène Mahon de Monaghan

Résumé

Eugène Mahon de Monaghan Les voix du coeur (1844)

C'est l'instant où riante, En disposant sa mante, Jeune fille charmante
S'apprête pour le bal. —
C'est l'heure où la gondole Des amants, -glisse et vole Sur les flots du canal. —
C'est l'heure où le poète Plein de flamme secrète Aux cieux lève sa tête, Comme font les martyrs.
L'heure où l'on lit le Tasse, L'heure où le bourreau passe Sur le pont des soupirs. —
c'est l'heure où sur la grève Un brouillard bleu s'élève. —
C'est l'heure où l'enfant rêve De perles, de joujous. —
C'est l'heure des vengeances, L'heure des ris, des danses, Et l'heure des filous!.
Source : Gallica

Eugène Mahon de Monaghan Les voix du coeur (1844)

Rien n'égalait enfin notre commune ivresse : Nous répétions toujours de nous chérir sans cesse, De ne briser jamais de si tendres liens : Ma joie était la vôtre et vos plaisirs les miens ; Rien n'entravait l'essor de notre amour fidèle : .J'étais le plus heureux : vous étiez la plus belle !
Nul n'était bien que nous, n'est-ce pas: et pourtant Nous n'étions pointparfaits, mais nous nous aimions tant !
Pourquoi ces temps heureux n'ont-ils qu'une journée?
Pourquoi voit-on la fleur du jour le soir fanée?
Pourquoi le cœur, Madame, est-il comme une fleur Qui rayonne un moment, puis se fane.
Source : Gallica

Eugène Mahon de Monaghan Les voix du coeur (1844)

C'est la voix de l'âme ; C'est la sainte flamme Qui brille en tous lieux ; C'est de la Nature L'imposant murmure Qui s'élève aux cieux.
C'est un flot d'écume, Un encens qui fume, C'est un filet d'eau;
C'est la mer terrible, C'est un spectre horrible, C'est même un tombeau.
C'est une fleurette Qui pousse seulette Au sein du vallon ; C'est un feu bleuâtre Qui joue et folâtre Comme un papillon.
C'est un vaste abîme; Un tnont dont la cîme Comme un chant sublime Se perd dans l'azur; Un nuage sombre Qui fuit comme une ombre Le long d'un vieux mur.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature