Eugène Mahon de Monaghan, Les voix du coeur (1844)
“ C'est l'instant où riante, En disposant sa mante, Jeune fille charmante S'apprête pour le bal. — C'est l'heure où la gondole Des amants, -glisse et vole Sur les flots du canal. — C'est l'heure où le poète Plein de flamme secrète Aux cieux lève sa tête, Comme font les martyrs. L'heure où l'on lit le Tasse, L'heure où le bourreau passe Sur le pont des soupirs. — c'est l'heure où sur la grève Un brouillard bleu s'élève. — C'est l'heure où l'enfant rêve De perles, de joujous. — C'est l'heure des vengeances, L'heure des ris, des danses, Et l'heure des filous!. ”
