Louise Ackermann,
Poésies. Premières poésies. Poésies philosophiques
(1877)
“ C'est que tu sus à temps, dans la lutte inégale, Appeler tout ton coeur au secours de ton bras. Ton coeur, lui seul, Pascal, en ce péril extrême, Prête à ce même bras la force et le ressort, Et, lorsque l'instant vint, décisif et suprême, Il changea tout à coup ton angoisse en essor. Bien plus, il t'apportait un renfort invincible, L'Amour qui peut tout croire et veut tout affirmer. Appuyé désormais sur ton dogme inflexible, Tu verrais sans trembler l'univers s'abîmer. Qu'importe qu'en toi l'homme ait ses moments de transe ? Le chrétien jusqu'au bout demeure inébranlé. ”
