Résumé

Portrait de Louise Ackermann Louise Ackermann Poésies. Premières poésies. Poésies philosophiques (1877)

C'est que tu sus à temps, dans la lutte inégale, Appeler tout ton coeur au secours de ton bras. Ton coeur, lui seul, Pascal, en ce péril extrême, Prête à ce même bras la force et le ressort, Et, lorsque l'instant vint, décisif et suprême, Il changea tout à coup ton angoisse en essor. Bien plus, il t'apportait un renfort invincible, L'Amour qui peut tout croire et veut tout affirmer. Appuyé désormais sur ton dogme inflexible, Tu verrais sans trembler l'univers s'abîmer. Qu'importe qu'en toi l'homme ait ses moments de transe ? Le chrétien jusqu'au bout demeure inébranlé.
Source : Gallica

Portrait de Louise Ackermann Louise Ackermann Poésies. Premières poésies. Poésies philosophiques (1877)

Tant que je sens encor, sous ma moindre caresse, Un sein vivant frémir et battre à coups pressés, Qu'au-dessus du néant un même flot d'ivresse Nous soulève enlacés,
POESIES PHILOSOPHIQUES.
Sans regret inutile et sans plaintes amères, Par la réalité je me laisse ravir ; Non, mon coeur ne s'est pas jeté sur des chimères ; Il sait où s'assouvir.
Qu'ai-je affaire vraiment de votre là-haut morne, Moi qui ne suis qu'élan, que tendresse et transports? Mon ciel est ici-bas, grand ouvert et sans borne ; Je m'y lance, âme et corps.
Durer n'est rien. Nature, ô créatrice! ô mère!
Source : Gallica

Portrait de Louise Ackermann Louise Ackermann Poésies. Premières poésies. Poésies philosophiques (1877)

Il sent, tandis qu'il chante, une vertu secrète Descendre lentement dans son coeur apaisé.
Et tout à coup sa voix qu'attendrissent encore
Les larmes qu'il versa, prend un accent sonore,
Son chant devient plus pur ; grave et mélodieux,
Il célèbre à la fois dans son élan lyrique
L'Hyménée et l'Amour, ce beau couple pudique,
Qui marche heureux et fier sous le regard des Dieux.
Il les peint dans leur force et dans la confiance De leurs voeux éternels. Sur le Temps qui s'avance Ils ont leurs yeux fixés que nul pleur n'a ternis. Leur présence autour d'eux répand un charme austère
Source : Gallica

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