Louise Ackermann,
Oeuvres de L. Ackermann
(1893)
“ Ton coeur eut donc son jour d'éclaircie et de trêve, Pascal, puis, effraye, ton pauvre amour en sort, Se croyant un péché, lui qui n'était qu'un rêve. Mais voici le réveil ; au combat ! à l'essor ! Fi des bas-fonds humains ! que le ciel seul te tente ! Là du moins tu pourras aimer sans t'avilir, Et, s'il est dans ton coeur une place d'attente, Trouver l'unique objet digne de le remplir. D'un élan plus fougueux sur ta noble victime Tu reviens à l'assaut, âpre et tenace Foi ! Plus d'espoir, l'amant cède et le savant s'abîme ; Car c'est s'anéantir que de se rendre à toi. ”
