épi

Définition et enjeux

Ferdinand Chenu En Tarentaise, chants et poèmes… (1910)

Dépouillez les champs sans relâche De leur riche manteau de blés.
Il faut qu'on me coupe et me broie.
Moi, le fier épi jaunissant ; Homme frappe : je suis ta proie ; Je serai ta chair et ton sang.
L'heure est venue où la Nature, Soldant sa dette avec bonté, Fait de l'épi la nourriture Dont doit vivre l'Humanité.
Au Maître puissant de la terre, Mortel, rends hommage en tout lieu ; Contemple, adore ce mystère : Je suis le pain, je deviens Dieu !. -
A travers la moisson penchante, Qui semble une mer par moment, La brise souffle et l'épi chante.
Source : Gallica

Amédée Maurin Les Véritables âneries sur l'Algérie… (1862)

Une fois l'épi formé, la plante ne croît presque plus, elle mûrit, et, chose que vous auriez pu observer, il arrive très-souvent, huit fois sur dix, que l'épi est à peine à quinze ou vingt centimètres du sol et que néanmoins il atteint une grosseur prodigieuse. La nutrition est déviée, tous les sucs sont concentrés, rosées abondantes, courants de vapeurs apportées par la brise, etc., etc.... Mais à quoi bon tous ces développements pour un homme qui disparait, HOMME et CHEVAL, dans les hautes herbes....
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature