Résumé

F.-A. Niaudet Un peu de tout ce qu'il est bon de savoir… (1868)

Cette inégalité est partout: le lis de la vallée est plus richement orné que le grain de sable; le lion dans la forêt est plus beau et plus majestueux que l'insecte qui rampe. Dans le ciel, il y a inégalité parmi les anges: le séraphin est plus riche des trésors célestes; son intelligence et son cœur débordent; puis il laisse tomber les gouttes de la liqueur divine sur les puissances inférieures, et l'on peut dire en ce sens que l'Ange des derniers degrés est relativement pauvre, parce qu'il a moins de lumières, moins de perfections, moins de richesses spirituelles que le séraphin.
Source : Gallica

F.-A. Niaudet Un peu de tout ce qu'il est bon de savoir… (1868)

Ainsi soupira Robert Rogès, et l'écho avec lui.
Il allait se relever et reprendre sa course errante, lorsqu'il vit sortir d'un massif d'arbres verts, au pied du rocher, un vieillard appuyé sur un long bâton. Ce vieillard avait dans sa physionomie et dans sa démarche quelque chose que n'a pas le vulgaire des hommes. Une figure douce et vénérable, des cheveux blancs retombant en longues mèches sur ses épaules, une barbe qui n'eût pas tranché sur la neige, un port plein de dignité et de noblesse : tout dans cet être pouvait rappeler à l'idée le type de la nature humaine après la création.
Source : Gallica

F.-A. Niaudet Un peu de tout ce qu'il est bon de savoir… (1868)

Une pierre qui tombe, un corps qui résiste à l'effort qui tend à le briser, une cloche qui vibre et sonne sous le choc du marteau qui la frappe, une goutte de pluie qui s'arrondit sous la forme sphérique, l'eau qui coule, s'évapore ou se congèle, un rayon de lumière réfléchi par un miroir ou dévié par un corps transparent d'où il sort doué des plus vives couleurs, l'éclair qui sillonne la nue, sont autant de phénomènes qui se produisent à chaque instant sous nos yeux, et auxquels l'habitude nous rend indifférents.
Source : Gallica

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