Résumé

Léopold Favre La ferme et le jardin : traité d'agriculture… (1874)

Les abricotiers et les pêchers commencent à fleurir. Les poiriers sont très avancés.
Dans la Dordogne, les seigles-fourrages, farouchs, trèfles, luzernes, sainfoins, couvrent le sol d'un vert plein d'espérances. Les froments, affranchis du froid, talent d'une façon convenable, et si la vigne ne donnait à la taille de cruelles déceptions, on n'aurait qu'à se louer de l'avenir.
En Vendée, la gelée n'a fait de mal qu'aux luzernes, mais les prairies naturelles ont un bel aspect; les blés d'hiver se développent bien et les colzas fleurissent.
Source : Gallica

Léopold Favre La ferme et le jardin : traité d'agriculture… (1874)

Que sans bétail l'agriculture n'est qu'une déception. L'expérience n'est-elle pas là pour confirmer cette opinion ?
Oui, la fertilité de la terre est bornée et sa culture pure et simple n'a pas de bénéfice réel à donner. Tous les agriculteurs expérimentés le savent. Aussi n'ont-ils pas la prétention de se tirer d'affaire par le labour. C'est le bétail qui leur offre une richesse indéfiniment extensible. Ils emploient avant tous leurs capitaux à la multiplication et à l'amélioration des races.
Source : Gallica

Léopold Favre La ferme et le jardin : traité d'agriculture… (1874)

Nous avons sans doute bien des larmes à essuyer, bien des blessures à guérir, bien des ruines à réparer : les populations rurales ont payé, par un large tribut de sueurs, de sacrifices et de sang, la rançon d'erreurs qu'elles n'avaient point commises, d'illusions qu'elles n'avaient point partagées, de crimes dont elles n'avaient point été complices. Mais, si jamais l'agriculture n'a été plus éprouvée qu'aujourd'hui, jamais sa mission ne s'est révélée d'une manière plus honorable, jamais sa bonne renommée n'a reçu de toutes parts de plus éclatants hommages.
Source : Gallica

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