Phosphate de chaux

Définition et enjeux

Portrait de Louis Grandeau Louis Grandeau L'épuisement du sol et les récoltes… (1889)

Le phosphate de chaux naturel ou fossile (nodules, coprolithes, phosphorites, apatite, etc.) est du phosphate tribasique, c'est-àdire dans lequel l'acide est complètement saturé par la chaux qui entre dans sa composition, dans le rapport de trois équivalents de chaux pour un d'acide, d'où sa dénomination chimique de tribasique. Chaque fois que, dans le commerce des engrais, on parle de phosphate de chaux sans plus ample désignation, c'est du phosphate tribasique qu'il s'agit.
Source : Gallica

Auguste Cotelle Cours d'agriculture pratique. Tome 1 (1862-1864)

Le phosphate de chaux fait partie de tous les sols fertiles et, absorbé par les plantes, il entre d'abord dans le domaine de nos récoltes, puis plus tard il devient partie constituante du système osseux des animaux. Bien que sa présence soit indispensable à la fertilité du sol, on ne l'y rencontre jamais qu'en petite quantité; nous ne pouvons donc admettre qu'il remplisse un rôle analogue au sable et à l'argile.
Source : Gallica

Portrait de Édouard-Alfred Martel Édouard-Alfred Martel Les Cévennes et la région des causses (1893)

Le phosphate de chaux a souvent joué un rôle analogue à celui de la silice et du calcaire. Tantôt des incrustations de ce minéral ont opéré le contre-moulage de corps organiques, comme ces curieuses reproductions de grenouilles et de serpents que M. Filhol a découvertes dans les phosphorites du Quercy, et où, l'animal ayant été extérieurement moulé par de l'argile, le vide produit par sa disparition a été rempli par du phosphate.
Source : Gallica

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