Résumé

Scipion Gras Traité élémentaire de géologie agronomique… (1870)

Le vent n'est pas seulement nuisible en couchant à terre les plantes herbacées, en déracinant les arbres, et en desséchant la surface de la plaine; il offre, en outre, l'inconvénient grave d'empêcher que l'on n'améliore la terre végétale en diminuant l'abondance des cailloux. Lorsqu'on enlève ceux qui sont superficiels, le sol perd de sa stabilité. Le vent peut alors emporter au loin le sable argileux mis à découvert, en sorte que l'épierrement est à recommencer.
Source : Gallica

Scipion Gras Traité élémentaire de géologie agronomique… (1870)

Si, en laissant de côté ces deux cas extrêmes, entre lesquels il y en a beaucoup d'intermédiaires, on ne considère que ce qui arrive le plus souvent, on peut dire que, presque partout, les terres végétales à base de schiste micacé et quartzeux, sont légères, pauvres, propres seulement à la culture du seigle, de l'avoine, du sarrasin et de la pomme de terre. Leurs qualités paraissent, à peu près, les mêmes que celles du sol granitique fragmentaire, ou mieux encore, que celles des grès siliceux privés d'argile. Les bons effets du chaulage et du marnage y sont quelquefois extraordinaires.
Source : Gallica

Scipion Gras Traité élémentaire de géologie agronomique… (1870)

L'épaisseur de la terre végétale décide souvent de la nature des plantes qui peuvent y vivre ; elle a dans tous les cas une grande influence sur leur taille et leur vigueur. En outre, plus une terre est profonde et moins ses qualités dépendent du sous-sol.
La pente du sol ou, pour parler plus exactement, la pesanteur dont les effets sont subordonnés à la pente, influe sur la végétation de plusieurs manières : d'abord en déterminant un écoulement plus ou moins rapide des eaux pluviales; puis, lorsqu'elle est trop forte, en rendant impossible l'ameublissement du sol.
Source : Gallica

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