Marie-Victorin,
Croquis laurentiens
“ Au bout d’une demi-heure, les ressources de la balistique des grains de sable sont épuisées, et pour changer d’amusette, nous nous acharnons à exhumer les tiges sans fin du seigle de mer, cette étrange graminée qui mange le vent et boit la silice, qui s’attache au flanc de la dune, croît plus vite qu’elle ne roule, émet des racines à chacun de ses nœuds pour lutter contre l’enlisement. Une fois cramponné au dos de la dune, le seigle de mer la pique de touffes vertes de plus en plus rapprochées, la maîtrise peu à peu et finit par l’immobiliser à jamais. ”
