Louis-Vincent-Marie de Fontenay

Résumé

Louis-Vincent-Marie de Fontenay Voyage agricole en Russie (1878)

Jusqu'ici le bas prix auquel on a payé la viande a arrêté toute spéculation animale, et de plus, ce qui arrêterait les plus zélés, c'est ce fléau terrible appelé peste bovine. Il est maintenant pour ainsi dire naturalisé dans presque toute la Russie, et surgit tout à coup çà et là, le plus souvent ne laissant pas un être vivant dans les troupeaux qu'il frappe. C'est à décourager les plus entreprenants: penser qu'après bien des années de soin, tout doit être détruit en quelques jours, sans qu'il y ait de remède !
Source : Gallica

Louis-Vincent-Marie de Fontenay Voyage agricole en Russie (1878)

Le bateau fend le sillon qu'éclaire la lune; tout scintille, tout miroite, le temps est calme; des milliers d'étincelles, produites par le bois de pin en combustion, s'élèvent de la machine, retombent en pluie de feu et s'éteignent dans le fleuve. C'est tout ce que l'on peut admirer sur le Volga, car les bords en sont insipides.
Enfin le soir, par un beau calme, tu aurais pu rêver à ton aise. Moi, décidément, je crains d'être trop agriculteur. Le bateau est rempli d'étrangers. Ils sont tous couchés, ces excellents Tartares, comme des
chiens ou des veaux!
Source : Gallica

Louis-Vincent-Marie de Fontenay Voyage agricole en Russie (1878)

La tenue des jardins potagers et d'agrément laisse à désirer partout en Russie. Le Russe est paresseux; la main-d'œuvre coûte cher; on manque d'eau. La végétation ne dure qu'un instant; mais elle change l'aspect de la nature avec la même rapidité qu'une décoration de théâtre. Les mauvaises herbes, les orties et le chiendent surtout, auxquels ces sables noirs et riches conviennent particulièrement, ne restent pas en arrière de cette impulsion et envahissent tout.
Souvent la sécheresse arrive désastreuse dans ces terrains ; alors les jardins ne représentent que la désolation et l'aridité.
Source : Gallica

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