Pierre Joigneaux

Pierre Joigneaux

Agriculture (1865)

Résumé

Portrait de Pierre Joigneaux Pierre Joigneaux Agriculture (1865)

Ne la perds jamais ; c'est le bouillon de l'engrais, comme l'eau de lessive est le bouillon des cendres.
Il y en a qui, pour ne rien perdre, mettent un bon lit de terre sous leurs tas de fumier.
La terre reçoit les égouts et rien ne s'échappe. C'est une bonne méthode, ne la perds pas de vue.
Le fumier long se fait sentir plus longtemps que le fumier pourri et court. Mais il ne lance pas une récolte aussi vite que celui-ci. Ce qui produit fort ne dure guère ; mais qu'importe la durée si le produit est bon?
Eloigne ton fumier du puits, car le purin finirait par y arriver et l'empoisonner.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Joigneaux Pierre Joigneaux Agriculture (1865)

Un vieux compost qui serait formé de terre, de fumier de vache ou de porc, de cendres de bois, de chaux et que l'on arroserait avec dès eaux de latrines ou de l'urine, ferait merveille sur cette céréale.
Prends de la belle et bonne graine, pesant de 72 à 75 kilos par hectolitre; sème cette graine à la volée par un temps sec, à raison de 150 à 200 litres par hectare, le moins pour les terres riches, le plus pour les terres maigres, et dès le mois de septembre, pour que le jeune seigle puisse taler avant l'hiver.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Joigneaux Pierre Joigneaux Agriculture (1865)

Quand tu creuses un trou dans un champ, l'eau y va goutte à goutte ; quand tu creuses un puits près de ton fumier, le purin y va goutte à goutte aussi.
Les choses sont si bien arrangées en ce monde, que chaque bête peut fumer au moins le terrain nécessaire pour la nourrir.
Et ce qui est une vérité quant aux bêtes est une vérité aussi quant aux gens. Avec ce qui sort de notre corps, excréments et urines, il y a, si l'on ne perdait rien, de quoi fumer le terrain qui nourrit chacun de nous.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature