Résumé

Auguste Cotelle Cours d'économie agricole, et de culture usuelle… (1865-1866)

Quelle que soit, en effet, la valeur des terres d'une exploitation un peu grande, il est rare qu'on n'en rencontre pas où la culture du seigle soit plus profitable que celle du blé. Et en admettant même le cas où la totalité des terres d'une ferme pourrait produire avantageusement du blé, la culture du seigle pour sa paille devient d'une utilité importante; plus allongée, plus effilée et plus flexible que celle du blé, la paille de seigle est la plus convenable pour la confection des liens qui servent à lier les gerbes et les bottes de toutes nos récoltes.
Source : Gallica

Auguste Cotelle Cours d'économie agricole, et de culture usuelle… (1865-1866)

Les cultivateurs n'ignorent pas que la culture du blé est épuisante, mais ils doivent ne pas oublier qu'une récolte de blé n'est pas seulement épuisante, parce qu'elle n'emprunte rien à l'air et qu'elle ne laisse au sol que des débris insignifiants, mais bien encore parce qu'elle enlève de la terre, comme l'analyse le constate, des éléments de fertilité qui n'y sont toujours qu'en faible quantité. Ces éléments sont des phosphates, des alcalis, de la magnésie et de l'azote pour le développement du grain, de la silice soluble pour la confection de la paille.
Source : Gallica

Auguste Cotelle Cours d'économie agricole, et de culture usuelle… (1865-1866)

Mais en récolte dérobée, les praticiens ont la mauvaise habitude de ne pas donner d'engrais aux navets; ils supposent que ces cultures devront profiter de la fertilité que la terre a acquise par la fumure de la récolte qui les a précédées. C'est toujours un tort, car on s'expose à ne pas avoir une belle récolte, ou s'il en est autrement, on amoindrit la récolte de céréales qui devra succéder. En un mot, la culture des navets en récolte dérobée, sur chaume de céréales, devient une culture épuisante si elle ne reçoit pas d'engrais.
Source : Gallica

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