Édouard Lecouteux,
Traité élémentaire de l'agriculture du département de la Seine
(1840)
“ LE SAINFOIN. — Est le fourrage des terres calcaires ; c'est lui qui pare les flancs des collines exposées à la sécheresse; c'est lui qu'on voit prospérer dans ces terres arides où ne pourraient venir ni luzerne ni trèfle. Sa semence est répandue, avec son enveloppe, sur le pied de 3 à 4 hectolitres par hectare. Dans les pays où l'on redoute la sécheresse pour le trèfle, on lui associe le sainfoin. Ce dernier mûrit avant la luzerne ; il rend par hectare de 3 à 500 bottes, et ne donne qu'une coupe, attendu que, le plus souvent, il est placé dans des terrains brûlés par le soleil. ”
