Ulric-Louis Gingras, Les Guérêts en fleurs
“ Les faucheurs, devisant s’acheminent aux prés. Le chien cherche la source où se mire un vieux saule ; Au loin, le jour blanchit les coteaux diaprés. L’acier crisse et reluit. La fauchaison commence. Et les beaux épis d’or s’abattent lourdement, Avec un long sanglot pareil au bruit immense Du flot qui, sur les rocs, déferle lentement. Et sans cesse le blé sur d’autres blés s’écroule. La plaine vaste semble un grand champ de combat. Sur le front des faucheurs, lente, la sueur coule ”
