Louis-Albert Gaffre, Visions du Brésil (1912)
“ A Saint-Paul, je fus frappé par un mot qui me fut dit à la table d'un homme aimable autant qu'instruit, et qui me fut dit par lui-même : « Nous autres Brésiliens, nous avons le sang trop mêlé pour pouvoir jamais être le peuple que nous nous flattons de devenir... » Je fus frappé de ce mot parce que je le trouvai injuste. Le Brésilien qui n'aime pas beaucoup qu'on lui signale ses défauts — il en a comme tout être humain ; le plus parfait des hommes n'est pas celui qui en est dépourvu, mais celui qui en a le moins — le Brésilien les accentue volontiers par contre quand il en parle. ”
