Louis-Albert Gaffre

Résumé

Louis-Albert Gaffre Visions du Brésil (1912)

A Saint-Paul, je fus frappé par un mot qui me fut dit à la table d'un homme aimable autant qu'instruit, et qui me fut dit par lui-même : « Nous autres Brésiliens, nous avons le sang trop mêlé pour pouvoir jamais être le peuple que nous nous flattons de devenir... » Je fus frappé de ce mot parce que je le trouvai injuste. Le Brésilien qui n'aime pas beaucoup qu'on lui signale ses défauts — il en a comme tout être humain ; le plus parfait des hommes n'est pas celui qui en est dépourvu, mais celui qui en a le moins — le Brésilien les accentue volontiers par contre quand il en parle.
Source : Gallica

Louis-Albert Gaffre Visions du Brésil (1912)

Avec son perron et son balcon de bois peint, il semble une habitation de la Suisse arrachée à la montagne et transportée toute faite dans le Campo brésilien...
Pour l'acclimater et l'empêcher de ressentir la nostalgie des pays neufs, son propriétaire l'a enveloppé de toutes parts d'arbres robustes, de plantes séductrices, de fleurs de toutes sortes.
Et le chalet se sent si joyeux qu'il sourit par toutes ses portes et ses fenêtres qu'un commencement de luxe a couverts d'une agréable peinture, ainsi que tous les plafonds de l'appartement.
La famille est nombreuse.
Source : Gallica

Louis-Albert Gaffre Visions du Brésil (1912)

Au Brésil, du moins dans l'État de Saint-Paul, la propriété foncière ne paie aucun impôt, pas plus que la propriété bâtie.
Elle ne paie que les droits de vente, ce que l'on appelle le timbre de transmission. Un colon qui arrive à posséder dix, cent, cinq cents hectares, comme le fait n'est pas rare, ne paie rien à l'État, qu'il se livre à l'élevage ou au maraîchage. Le sol qu'il cultive, pas plus que les fruits du sol, l'achat ou la vente des bestiaux, ne paie un sou d'impôt.
Source : Gallica

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