Adolphe d' Assier

Résumé

Adolphe d' Assier Le Brésil contemporain : races… (1867)

On sait que la passion dominante du paysan est la possession du champ qu'il cultive. De tous les pays d'outre mer, le Brésil est celui qui peut le plus facilement réaliser ce rêve. Les terres sont si vastes et rendent si peu, faute de bras ou de débouchés, que si l'on excepte les alentours des villes, elles n'ont pour ainsi dire nulle valeur. Dans beaucoup d'endroits, celui qui achète une plantation ne se préoccupe que du nombre de nègres qu'elle renferme; il paie tant par tête d'esclave, et reçoit la fazenda pour rien.
Source : Gallica

Adolphe d' Assier Le Brésil contemporain : races… (1867)

Dès qu'on traverse une rue ou un chemin du Brésil, on no tarde pas à être suffoqué par des émanations pestilentielles. Bientôt l'on aperçoit un noir escadron ailé, tourbillonnant autour d'une mule en putréfaction. Ce sont les agents de la salubrité publique en besogne. Ils ont tellement conscience de remplir un devoir, qu'ils ne semblent pas s'apercevoir de l'approche de l'homme et se laissent tranquillement examiner d'assez près.
Source : Gallica

Adolphe d' Assier Le Brésil contemporain : races… (1867)

Le Brésil à trop d'étendue territoriale, et tout en voulant la maintenir, il reconnaît là une cause de faiblesse tant qu'il ne pourra pas peupler ses déserts, couvrir de villes florissantes ses plaines immenses, tracer partout des routes à travers les forets inhabitées, faire sillonner les rivières et les fleuves, qui le coupent dans toutes les directions, par des bateaux à vapeur et porter ainsi le mouvement industriel, la vie et la civilisation dans son centre abandonné et sur les terres sans culture.
Source : Gallica

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