Johann Moritz Rugendas,
Voyage pittoresque dans le Brésil
“ En cela, comme en toute autre chose, l’esclave dépend donc uniquement du caprice du maître, et si celui-ci, soit méchanceté, soit entêtement, soit par d’autres motifs, ne veut pas lui vendre sa liberté, la position de l’esclave devient d’autant plus dure qu’il voit s’anéantir le fruit de longues années de travail et d’économie. Il est replongé dans l’esclavage au moment même où il se croit sûr de sa liberté et tout en conservant en mains les moyens de la récupérer : outre l’amertume causée par l’espérance déçue, il lui faut supporter les suites de la méfiance et de la colère de son maître. ”
