Élisée Reclus,
Revue des Deux Mondes
“ En vérité, les Allemands peuvent se réjouir quand ils songent à l’œuvre immense qu’ils accomplissent sur la terre. Autrefois ils firent par l’épée la conquête de l’empire romain ; aujourd’hui c’est par les livres et la charrue qu’ils s’emparent du monde. A l’Amérique du Nord, ils donnent ses paysans les plus énergiques et ses plus intrépides soldats; au Brésil, qui n’avait que des maîtres et des esclaves, ils fournissent un contingent d’hommes libres. Des hommes libres cultivant un sol libre peuvent seuls en effet sauver l’empire brésilien et l’arracher à une imminente désorganisation. ”
