Résumé

Alcide d' Orbigny Voyage pittoresque dans les deux Amériques… (1836)

L'Oyapock, l'Approuague, l'Oyac, le Kourou, le Sinnamary, le Maroni, le fleuve du Cap-Nord, baignent cette étendue de terrain, et en font comme un vaste lac semé d'îles immenses. Que de richesses dorment dans cet espace ! Quel sol fécond doit être celui qui nourrit de tels rameaux, et pousse vers le ciel des cimes si belles ! Que la hache ou le feu déblaient cette Guyane, et sans doute des merveilles naîtront dans son sein. Ce n'est pas que des expériences n'aient été faites ; mais, basées sur une échelle trop minime, elles ont dû aboutir à des avortemens.
Source : Gallica

Alcide d' Orbigny Voyage pittoresque dans les deux Amériques… (1836)

Dans ce silencieux et morne paysage, pas un arbre, pas un buisson, qui vienne se dessiner sur l'azur du ciel. L'oiseau perdu dans l'immensité de la plaine espérerait en vain trouver une branche pour se reposer ou le plus modeste feuillage qui lui servît d'asile ; et la nature paraîtrait entierement inanimée, si quelques cigognes ne venaient planer au-dessus de ces campagnes, et si les daims et les autruches ne laissaient, de temps en temps, apercevoir leur tête au-dessus des pâturages.
Source : Gallica

Alcide d' Orbigny Voyage pittoresque dans les deux Amériques… (1836)

Toutes les beautés d'une nature sauvage et puissante se déroulaient devant moi avec une telle rapidité, que souvent cette verdure, ces bois, ces eaux, m'apparaissaient comme une fantasmagorie confuse, comme une vision nuageuse et insaisissable.
Nous vivions à bord de la barge ; mais nous n'y couchions pas. Les moustiques ne nous auraient pas laissé de repos sur le fleuve. Le soir
venu, on choisissait un espace défriché, sec, élevé, commode, propre à un bivouac.
Source : Gallica

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