Conrad Malte-Brun,
Précis de la géographie universelle…
(1862)
“ Enfin nous arrivâmes heureusement à Tombouctou, au moment où le soleil touchait à l'horizon. Je voyais donc cette capitale du Soudan, qui depuis si longtemps était le but de tous mes désirs. Elle n'offre, au premier aspect, qu'un amas de maisons en terre mal construites; dans toutes les directions, on ne voit que des plaines immenses de sable mouvant, d'un blanc tirant sur le jaune et de la plus grande nudité. Le ciel, à l'horizon, est d'un rouge pâle ; tout est triste dans la nature, le plus grand silence y règne; on n'entend pas le chant d'un seul oiseau. ”
