Timbuktu

Définition et enjeux

A. Jacobs,  Les Voyages d’exploration en Afrique…

“ Les Européens, dans l’orgueil d’ailleurs assez, légitime de leur civilisation, se sont longtemps imaginé qu’au milieu de cette terre des noirs où végètent tant de races dégradées, il n’y avait que misère et barbarie, et lorsqu’au commencement des temps modernes Léon l’Africain, lorsqu’à une époque contemporaine notre compatriote Caillié vinrent nous raconter les merveilles de Timbuktu, on cria à l’exagération, tout au moins on crut à une exception. ”
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A. Jacobs,  Les Voyages d’exploration en Afrique…

“ Elle en fournit le Bornu malgré sa production indigène, le Igbira et le Igbo [5] ; enfin elle a envahi l’Adamawa et ne s’est trouvée arrêtée que par la nudité complète des hommes tout à fait sauvages qui habitent au-delà de ce pays. Les Européens ont souvent parlé des belles étoffes de coton teint de Timbuktu : on croyait qu’elles y étaient des produits indigènes ; c’était une erreur : elles y viennent de Kano par Ghat, et font cet immense détour parce que la route directe est trop dangereuse. Cette exportation est estimée au minimum par M. Barth à trois cents charges de chameaux par an. ”
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Portrait de René Bazin René Bazin,  Revue des Deux Mondes

“ En peu de temps, il fut le marchand le plus considérable de Timbouctou ; il y eut alors pour lui dix ou douze ans de prospérité et de bonheur ; son commerce consistait dans l’échange des produits du Maroc et du Soudan, le désert était sillonné des caravanes qui portaient ses marchandises, sa fortune s’élevait à deux ou trois cent mille francs, son nom était honoré à Timbouktou et à Mogador, et connu de toutes les tribus du Sahara. Chaque année, il venait passer deux ou trois mois au Maroc ; vers 1865, il s’y maria. ”
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