Résumé

Oskar Lenz Timbouctou, voyage au Maroc au Sahara et au Soudan… (1886)

L’époque déjà ancienne où des souverains du Maroc faisaient marquer avec des pieux le chemin du Sahara et envoyaient tous les ans, à Timbouctou non seulement de nombreuses caravanes commerciales, mais encore des corps de troupes, ces temps sont passés et sans doute pour toujours ; le Maroc, en décadence sous tous les rapports, est trop faible pour exister longtemps encore, à plus forte raison pour fonder dans le sud un empire étendu et puissant.
Source : Gutenberg

Oskar Lenz Timbouctou, voyage au Maroc au Sahara et au Soudan… (1886)

En général, les diverses peuplades du Sénégal sont intelligentes et peu éloignées d’entretenir des rapports avec les Européens ; mais c’est le plus petit nombre qui consentent à se regarder comme sujets français. Sous ce rapport il n’y a que les Ouolof habitant aux environs de Saint-Louis qui soient réellement soumis ; au contraire, les Fouta, les Bambara et les Foulbé sont des alliés incertains, et une partie d’entre eux sont même franchement hostiles. L’abîme qui existe entre l’Islam et la civilisation apparaît ici dans tout son jour.
Source : Gutenberg

Oskar Lenz Timbouctou, voyage au Maroc au Sahara et au Soudan… (1886)

Enfin Benitez ne peut plus continuer et s’affaisse inerte, sa mine est effrayante et je m’attends à tout moment à le voir mourir. J’insiste pour que nous nous arrêtions et qu’on dresse les tentes ; nous faisons halte quelques instants ; mais, quand il s’agit de repartir, il devient évident qu’Abdoullah ne peut demeurer ni sur un des ânes, ni sur un des bœufs, ni sur le cheval de Bassaro ; il retombe constamment ; Hadj Ali demande alors tout uniment qu’on l’abandonne ici, dans le désert : « il doit mourir, après tout, et cela ne peut durer encore que quelques heures ! »
Source : Gutenberg

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