Marrakech

Définition et enjeux

Conférences franco-marocaines. Tome 1 (1916)

“ Le Maroc n'a pas seulement Mogador, Azemmour, Rabat. Le Maroc a Marrakech. Le Maroc a Meknès. Le Maroc a Fez, autant de villes d'un caractère bien distinct, autant de trésors sans prix, où nous voyons l'art, dit « hispano-mauresque », atteindre maintes fois à son plus haut point de perfection.
Marrakech, c'est, dans toute l'acception du terme, la ville du Sud comme Tombouctou ou les autres reines du désert ; mais c'est aussi une oasis
”
Source : Gallica

Jean Mauclère,  Lyautey : prince lorrain (1951)

“ Je vis ici depuis dix jours en pleine féerie ; il n'y a pas de tableau d'orientalisme qui ait atteint l'éclat de mon arrivée à Marrakech, par une matinée radieuse. La multitude arabe, le luxe des cavaliers, les grands étendards déployés, les cortèges successifs, les fanfares joyeuses de nos troupes, le parfum de victoire et d'allégresse, la toile de fond du grand Atlas couvert de neige. Puis le campement de la colonne victorieuse dans
les grands jardins du sultan, la réception des officiers dans un palais noyé dans la verdure...
”
Source : Gallica

Jérôme et Jean Tharaud,  Revue des Deux Mondes

“ Je ne sais pourquoi les Arabes appellent cette ville Marrakech la Rouge, car cette nappe de murailles, cuites et recuites par le soleil, a plutôt la couleur d’une feuille longtemps roulée par l’automne, et, dans ses plus grands excès, ne dépasse jamais le rose tendre ou le vermeil. Pas une fumée, pas un bruit. Rien que le cri des émouchets qui planent et tournoient, et tout à coup, montant de ce silence, le long braiement désespéré d’un âne qu’on aurait abandonné dans des ruines... ”
Source : Wikisource

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