Jean Du Taillis

Résumé

Jean Du Taillis Le nouveau Maroc (1923)

Nous n'avons pas inventé les grands Caïds. Bien avant
que nous ne songions au Maroc, et vraisemblablement à cette époque de décadence qui suivit de si près l'éclat du grand règne de Maulay-Ismail, les ancêtres des Gounafi, des Anflous, des Mtougui, des Guellouli, des Abdassi, des Aidi et des Glaoui, avaient, avec des fortunes diverses, édifié autour de leurs châteaux, aux murailles hautes et épaisses, hérissées de tours, des fiefs rappelant d'autant mieux nos donjons féodaux, leur seigneurs et leurs serfs que le Maroc lui-même se stabilisait en un perpétuel moyen âge.
Source : Gallica

Jean Du Taillis Le nouveau Maroc (1923)

Ainsi, à notre insu peut-être, dans l'ignorance où nous étions de la valeur exacte de ce que représentaient ces mots de bled maghsen et bled siba, résumé de nos notions d'histoire et de politique intérieure sur « l'Empire du Maroc », nos vagues de pénétration, plus ou moins pacifiques, au lieu de s'insinuer dans le défilé des montagnes pour s'étaler dans les plaines Atlantiques, devraient, comme une marée montante, s'attaquer, par degrés, aux massifs hauts et tourmentés de la montagne et heurter, de front, l'immense flot berbère.
Source : Gallica

Jean Du Taillis Le nouveau Maroc (1923)

L'éducation des Français enfin doit tendre à faire d'eux les maîtres et les supérieurs en tout ; elle doit les préparer à remplir efficacement, par leur valeur et leur mérite, un rôle prééminent et dominateur dans l'administration et la prospérité du pays. Tout en maintenant fortement la liaison avec la France et ses programmes universitaires, il importe de les appliquer méthodiquement à la connaissance du Maroc et de l'exploitation de ses ressources et, pour cela, de les doter au maximum, de valeur morale, de vigueur intellectuelle et d'énergie physique.
Source : Gallica

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