Louis Cros

Résumé

Louis Cros Le Maroc pour tous (1926)

Grâce à la flore de nos colonies, nous tenons des puits qu’aucune pompe ne saurait tarir et des mines qu’aucune exploitation ne pourrait épuiser. C’est le renouvellement sans cesse accru de la matière utile dans le rythme ardent de la vie et non plus la crainte qui s’attache nécessairement à l’industrie des choses mortes.
Pour cent tonnes d’huiles végétales consommées, mille et plus se reformeront dans l’émoi des sèves, tandis que mille tonnes de pétrole ou de houille soustraites aux dépôts du sous-sol resteront un indice de décrépitude, d’épuisement et de ruine.
Source : Gallica

Louis Cros Le Maroc pour tous (1926)

Au nom de tous les principes du droit et de la morale, comme gage de notre admiration devant l’oeuvre de pacification que la France a accomplie dans son protectorat, comme hommage à la grandeur et à la noblesse de la France dans cette guerre, comme anneau de la chaîne formée entre nous à jamais, la Grande Bretagne doit à la France de se placer à ses côtés pour favoriser ses légitimes espoirs ; elle doit lui donner tout son appui pour couronner sa tâche et consolider son empire de l’Afrique du Nord.
Source : Gallica

Louis Cros Le Maroc pour tous (1926)

Au fond, l’émigration n’est peut-être que l’instinct du non-heur. C’est cela ou autre chose; car on peut se demander, en voyant le colon aspirer à la liberté de ses forces si, tout simplement, l’homme ne subit pas l’invincible attirance du nomadisme ancestral ? C’est bien possible, encore que son éducation lui fasse de nos jours une âme terriblement urbaine et que le nomadisme, ce footing des peuples pasteurs, ne représente pour l’homme contemporain des chemins de fer et de l’auto qu’un mode de circulation très inférieur.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature