Résumé

Louis Cros Nouvelle-Calédonie et Tahïti pour tous (1925)

Une colonie n’est pas la Patrie. Où voyez-vous une question d’honneur dans ce problème ? J’y vois, moi, une question d’intérêt national et c’est en songeant à cet intérêt, à l’intérêt que peut retirer la métropole de cette transaction que j’accepterais les abandons demandés si on me les proposait. La mission de civiliser les Canaques est une chose. Le salut de la France en est une autre. Me croyez-vous assez naïf pour préférer la banqueroute du pays à la possession d’îles qui loin de nous rapporter nous coûtent chaque année plusieurs millions ?
Source : Gallica

Louis Cros Nouvelle-Calédonie et Tahïti pour tous (1925)

MAIS LE CLIMAT?
C’est le plus doux et le plus beau qui soit au monde.
En effet, il est difficile d’imaginer un séjour plus délicieux que celui de nos îles australes. Il n’existe nulle part de contrées plus propices au travail, plus favorables à la santé de l’homme. Qu’il s’agisse des vallées ou des montagnes, les mêmes heureuses conditions d’habitabilité sont réalisées en faveur du colon qui peut sans crainte se livrer ici aux rudes besognes des défrichements et aux travaux les plus divers réclamés par l’agriculture ou l’élevage.
Source : Gallica

Louis Cros Nouvelle-Calédonie et Tahïti pour tous (1925)

L’Angleterre est tout à la fois riche et timorée, prospère et inquiète. Elle ne désire ni voir ses concurrents du continent en finir trop rapidement avec leurs embarras économiques et financiers, ni voir la France victorieuse de l’Allemagne établir une sorte d’hégémonie économique sur l’Europe centrale pacifiée. Dans l’effondrement éventuel du Reich, la France se dresserait comme la seule grande puissance industrielle du continent. Appuyée à la fois sur le charbon de la Ruhr et sur le minerai lorrain, elle jouerait sur le marché métallurgique un rôle exceptionnel.
Source : Gallica

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