Résumé

La France coloniale : histoire… (1893)

Nous avons entrepris une oeuvre autrement délicate et bien digne, par sa difficulté même, de tenter le génie d'un grand peuple. Il ne s'agit pas seulement de refaire tranquille et sûr un pays bouleversé par quatorze siècles de guerres et d'anarchie, mais d'y apaiser le fanatisme, d'y calmer les haines, d'y réconcilier l'Orient avec la civilisation occidentale, de former, avec des indigènes de toute race et des colons français ou étrangers, une société compacte et organisée, de créer en quelque sorte d'éléments contradictoires un être nouveau à l'image de la France.
Source : Gallica

La France coloniale : histoire… (1893)

Sahara, l'été sur les hauts plateaux, ils ont horreur d'un toit, ils méprisent le citadin et tout leur est prison, hors la double immensité du désert et du ciel.
Parmi ces nomades, dont la race est très mélangée, on rencontre encore, surtout chez les grands chefs du Sud, le type pur sémite. L'Arabe véritable est aisément reconnaissable. Il est maigre, svelte ; il a le visage ovale et blanc, mais hâlé par le soleil, le nez aquilin, l'oeil cave, le regard vif, les lèvres minces, les dents d'une blancheur éclatante, la barbe noire et frisée.
Source : Gallica

La France coloniale : histoire… (1886)

Les indigènes y forment pourtant au fond une agglomération homogène. Si le patriotisme proprement dit leur est inconnu, s'ils ne peuvent s'élever dans leur conception sociale au-dessus de l'idée de famille, de village et de tribu ou de çofs rivaux, ils sont unis par des liens puissants, ceux de la religion et de la langue. Sauf les Juifs, qui sont à part, Berbères ou Arabes, Turcs, Coloughlis, Maures et nègres, nomades ou sédentaires, habitants des oasis ou des hauts plateaux, du rivage ou de la montagne, des cités ou du désert, tous reconnaissent pour loi l'Islam.
Source : Gallica

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